Marie-Bernadette Dupuy – Abigaël , Messagère des anges (Tome1)

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Titre : Abigaël , Messagère des anges – T.1

Auteur : Marie-Bernadette Dupuy

Editions : France Loisirs (2017)

Pages : 668

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résumé

 

Plus envoûtante que jamais, Marie-Bernadette Dupuy nous conte le destin d’une jeune fille « passeuse d’âme » comme ses aïeules. Charente, 1943, en pleine occupation allemande, Abigaël, orpheline de 16 ans, trouve refuge chez son oncle paternel. Elle apprend peu à peu à connaître sa nouvelle famille, et découvre ses secrets. Elle apprend aussi à user de ses dons, en particulier celui qui fait voir une fillette invisible aux yeux des autres. Qui est-elle ?

Mon-avis

Cela faisait déjà longtemps que l’idée de découvrir cette autrice me trottait dans la tête surtout quand j’ai vu passer la saga Val Jalvert. C’est donc avec une de ses dernières sagas que j’ai décidé de me plonger dans son monde qui se déroule en Charente la plupart du temps donc juste à côté de chez moi.

Un commencement laborieux

Autant le dire tout de suite , ce n’est pas dans les premières pages que vous serez captivés par l’histoire qui se met doucement en place , au début , il ne se passe pas grand chose et il faudra attendre 300 pages environ avant d’être véritablement immergé dans l’histoire. Pari risqué pour l’autrice qui met peut-être un peu trop longtemps à faire démarrer son intrigue qui ne sera pas forcément très trancendante. Mais fort heureusement , passé ce cap du « Mon dieu , ça va être long , le livre fait quand même plus de 600 pages » , nous commençons de plus en plus à nous intéresser au petit mystère qui plane sur la vallée dans cette Charente occupée.

Qui sont les ennemis???

En effet , c’est en Charente pendant la Seconde Guerre Mondiale que se déroule notre intrigue. Tout d’abord , nous faisons connaissance avec Abigaël et sa tante Marie qui se rendent à la ferme de l’oncle de notre héroïne. Loin d’être bien accueillies , nos deux protagonistes féminines font leur possible pour ne pas être un poids pour leur « bienfaiteurs ». Au fil des jours et semaines passés , Abigaël qui se trouve être médium , verra son quotidien rempli par des apparitions d’âmes errantes qui cherchent la paix et d’autres qui cherchent à la guider et à lui montrer la vérité sur des secrets qui semble planer sur la vallée mais aussi au sein de cette famille qui cache clairement quelque chose , le tout dans un climat aussi austile à l’intérieur du foyer mais également dehors où la menace des allemands semble constante.

Et justement parlons en des allemands , il y a une chose qui dérange beaucoup , c’est que l’autrice ne décrit à aucun moment une vraie menace venant des soldats , elle les décrit plutôt comme des gens fort charmants qui veulent se montrer amicaux et pour une intrigue qui se passe au coeur de la seconde guerre mondiale , c’est assez aberrant.C’est presque comme si la guerre n’était pas vraiment dangereuse. Par contre , nous avons une réelle peur les Miliciens qui eux , sont sans pitié et qui font passer les allemands pour des petits joueurs. Choix étrange…

Des personnages tantôt agaçants tantôt attachants

On en vient aux personnages et plus particulièrement à Abigaël qui est tout simplement insupportable durant une bonne partie du livre. Mon dieu qu’elle est cul-cul sous ses airs de sainte nitouche et son côté très pieux et fouineur à certain moment est énervant à souhait. Et le fait qu’elle passe son temps à parler de son don sans aucun complexe n’est en aucun cas crédible car imaginez vous bien que même à notre époque la médiumnité reste un sujet tabou , alors j’ose même pas imaginer dans les années 40. Mais là aussi , cela ne semble poser problème à personne. Heureusement , plus l’histoire avance et plus elle évolue un peu , ce qui rend son personnage moins éxaspérant.

Ce qui n’est pas le cas de sa tante Marie qui elle , à contrario devient de plus en plus pénible au fil de l’histoire. Plus Abigaël évolue et plus elle devient acariâtre , passant de femme au grand coeur , serviable et aimante à dévote extrémiste , étroite d’esprit et par certains aspects mauvaise. Plus d’une fois , nous avons envie de lui dire vulgairement de péter un coup tellement ça en devient ridicule et intenable. Quand à la famille qui les accueille , nous avons droit à de belles évolutions surtout de la part de l’oncle Yvon qui de bouru devient nounours attachant , c’est un personnage que j’ai beaucoup aimé. Quel homme! Sa femme pélagie est plus bête que méchante et campe le rôle de la fermière un peu trop stéréotypée à mon goût ; Quand aux enfants , nous avons Béatrice qui est un personnage plutôt attanchant même si il n’y a pas grand chose à dire à son sujet , ensuite vient Patrick qui est tout simplement abjecte , vicieux et cruel et enfin le petit Grégoire , enfant attardé qui sous ses 12 ans , en paraît 4.

Sujet mal traîté

La chose qui m’a le plus déçu , c’est la façon dont est traîté la médiumnité et les âmes en général  , l’autrice choisit de le traîter à travers la religion alors que j’aurai préféré qu’elle le traîte d’une manière plus spirituelle. C’est bourré de clichés , d’ampathie un peu trop exarcerbée , de sentiments bien pensants si bien que ça en devient ridicule et loin d’être crédible. Toutes les trois pages , nous avons droit à Dieu , Jésus et la Sainte Vierge , malheureusement cela a eu tendance à me taper sur le système car j’ai toujours eu horreur des grenouilles de bénitier et présenter ça de façon religieuse était la dernière chose à faire. Nous nous aperçevons très vite que l’autrice patauge dans un univers qui lui ai inconnu et elle a tendance à se répéter et à tomber dans un langage trop simplet ponctué par de la pitié qui en devient hypocrite.

La façon dont est exploité le don d’Abigaël est trop simple et tombe rapidement dans des phénomènes de foire et ne sert uniquement à nous amener à certains points ou certaines conclusions qui n’étaient pas indispensable.

Les résistants sauvent la mise

Heureusement , avec l’apparition de certaines vérités , nous commençons à vraiment rentrer dans l’histoire ce qui fini par gommer les défaults du livre et les maladresses de l’autrice. On rentre véritablement dans le vif du sujet quand nous découvrons les rôles que joue certains personnages et la rencontre d’Adrien , qui se cache avec sa soeur cadette pour échapper aux travaux forcés en Allemagne marque le vrai début de l’histoire avec la résistance qui oeuvre dans l’ombre. C’est à partir de ce moment que le livre devient bon voir même addictif. Un livre paradoxal donc.

Conclusion : Un livre qui est un peu long à démarrer mais qui captive une fois passé un certain cap. Un monde mal compris par l’autrice qui joue trop souvent la facilité et malheureusement le côté religieux ne fonctionne pas et devient vite agaçant. J’ai néanmoins apprécié ma lecture.

4 sur 5

 

 

 

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Stephen King – CA (Tome1)

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Titre : CA (Tome 1)

Auteur : Stephen King

Editions : Le livre de Poche (2017)

Pages : 799

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résumé

Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue : ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…
Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité.
Entre le passé et le présent, l’enfance et l’âge adulte, l’oubli des terreurs et leur insoutenable retour, l’auteur de Sac d’os nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses œuvres les plus amples et les plus fortes.

Mon-avis

Cela fait des années que ce monument des oeuvres de Stephen King me tourne autour. J’avais fait une première tentative quand j’étais ado mais je l’avais vite abandonné me perdant trop souvent dans la multitude de détails dont nous abreuve l’auteur. J’ai connu CA avec le téléfilm des années 90 qui m’a valu ma phobie des clowns pendant presque 20 ans , je sais , nous sommes nombreux à avoir été touchés par la malédiction de Grippe-Sou. Mais aujourd’hui , après avoir plus ou moins vaincu ma peur , je viens vous parler de ce premier tome qui m’a plongé dans l’horreur qu’on vécu les habitants de Derry , en particulier une bande de gosses qui ont échappé au diable.

Le petit garçon et son bateau

Notre histoire débute aux côtés de George , petit frère de Bill qui par une après-midi de mauvais temps s’ennuit ferme , Bill décide de lui fabriquer un bateau fait de papier journal et consolidé par de la paraffine pour que celui-ci puisse naviguer sur l’eau sans risque de le voir s’imbiber d’eau et couler. Derry est frappé par une inondation mais cela n’empêche pas George de sortir et de braver le déluge qui s’abbat sur la ville pour profiter de son tout nouveau bateau. Mais malheureusement , sur la route , il fait face à une mauvaise rencontre qui lui prendra sa vie mais changera le destin de toute une bande d’enfants.

C’est difficile de parler du livre sans me référer aux films que ce soit le téléfilm des années 90 ou encore le remake de 2017 mais je vais essayer de ne prendre en compte que le livre car comme toute adaptation au cinéma ou à la télé , c’est le livre qui a toujours raison. Ce qui est sûr , c’est que dès le départ , l’auteur ne nous épargne aucuns détails et nous plonge tout de suite dans l’horreur car là , nous ne parlons pas du massacre d’un adulte mais d’un enfant et comme King est très doué pour nous replonger dans de vieilles peurs enfantines , nous n’avons aucune peine à ressentir ce que le petit Georgie ressent. C’est toute une palette d’émotion que nous ressentons avec le personnage , doute , perplexité , soulagement , confiance puis peur absolue pour finir par du désespoir.

Suite à cette tragédie , une force unira une bande de gamins dont fera parti Bill , le grand frère du petit Georgie , qui se verront attribuer une tâche bien trop lourde pour leurs jeunes épaules mais où courage , amitié et apprentissage de la vie sera une véritable leçon pour affronter les ombres qu’elles soient réelles ou surnaturelles.

Appels téléphonique

Tous les 27 ans , une chose se réveille et plonge la petite ville de Derry dans l’horreur absolue. Un soir , sept personnes reçoivent un coup de téléphone d’un certain Mike Hanlon , vieille ami d’enfance qui va venir chambouler leur petite vie tranquille et va leur rappeler une vieille promesse qu’ils se sont faite quand ils étaient gamins , à savoir : « Promettez-moi que si CA n’est pas mort , nous reviendrons tous ». Malheureusement , il semblerait qu’un voile d’oubli entoure les souvenirs de nos personnages mais ne les empêcherons pas de répondre présent à l’appel sans vraiment savoir pourquoi ils le font guidés par une force bien décidé à les réunir.

Chaque appels nous présente un personnage qui nous plongera dans le traumatisme qu’ils ont vécus suite aux flashbacks dont ils seront assaillis. Nous infiltrons l’intimité de chaque personnages en nous imissant dans sa vie mais aussi dans ses pensées et ça sera comme ça tout au long de l’histoire. J’ai beaucoup aimé la façon dont Stephen King nous présente les protagonistes de son roman , passer de l’un à l’autre en découvrant avec eux chaque facette de leur personnalités et de leur réactions sitôt surpris sitôt horrifiés. Une forme de fatalisme s’installe rapidement sans que nous puissions rien y faire à part subir avec eux.

Le Club des Ratés

Ce qui caractérise le plus Stephen King , c’est la richesse de ses personnages et le moins que l’on puisse dire est qu’il nous offre une belle palette de personnalités. Tout d’abord , nous avons Stanley Uris , un garçon qui aime être propre sur lui et qui refuse en bloc tout ce qui n’est pas rationel , puis vient Richie Tozier , le rigolo de service ; Ben l’amoureux transit qui se caractérise par sa timidité ; Beverly garçon manqué mais qui cache une certaine fragilité ; Eddie qui lui se croit malade à cause d’une mère trop abusive , Mike qui malheureusement enfant n’est pas inouliable , il sera beaucoup plus important quand il sera adulte , là il se contente d’être le dernier arrivé dans la bande et enfin Bill surnommé « le grand Bill » par ses camarades et qui tient définitivement le rôle de chef , celui sur qui tout le monde se repose.

Même si enfants , la personnalité des personnages est très riche , on ressent une certaine faiblesse du côté des adultes qui sont devenus. Ce qui perdure c’est le côté « l’union fait la force » , véritable morale de l’histoire qui nous martèle pendant tout le long du livre qu’ensemble , nous sommes plus forts voir invincibles.

Deux menaces pour le prix d’une

Hormis la chose qui menace Derry et plus particulièrement les enfants de la petite ville du Maine , une autre menace vient arpenter les rues , il s’agit d’Henry Bowers et sa bande , petite brute de l’école. Henry manifeste très tôt un talent pour les tortures aussi bien physiques que mentales. Au fil de l’histoire , nous le voyons passer d’un simple petit voyou à un jeune psychopathe en herbe sombrant dans une folie qui dépasse l’entendement.

Henry semble agir de concert avec la chose qui se tapît dans l’ombre , jouant sa marionnette à cause justement de ses prédispositions à la violence.

Une ode à l’enfance

Cependant le livre nous offre un beau parallèle entre l’enfance et l’âge adulte. L’auteur ne cesse de nous rappeler qu’enfant , nous pouvions créer n’importe quoi du moment que l’on mettait assez de croyance dedans et que quand nous sommes devenus adulte , nous avions cessé peu à peu à croire l’incroyable , de rendre possible l’impossible. Stephen King nous montre ici que l’enfant est plus fort que l’adulte , plus fort que le monstre tapit dans l’ombre parce qu’il croit.

Mais il nous montre aussi que dans chaque adulte subsiste encore l’enfant qu’il était autrefois et qu’en retrouvant ce brin d’innocence , d’insouciance ou d’imagination lié à l’enfance , l’adulte peut encore combattre l’invisible.

Conclusion: Un premier tome très prometteur qui laisse présager que la suite sera à la hauteur du premier et que la bataille finale approche. Le deuxième sera l’occasion pour moi de vous parler peut-être un peu plus de l’intrigue ou de m’étendre sur certaines choses que je ne peux pas faire dans cette chronique de peur de trop vous spoiler .

A travers le paradoxe du livre qui mélange beauté à travers sa violence , je me suis souvent laissé emporter par un flot d’émotions et nous comprenons pourquoi ce livre est devenu une référence du genre dans les oeuvres de Stephen King.

5 sur 5

 

 

 

 

[BOOK HAUL] MARS 2019

 

book haulOUTSIDERSTEPHEN KING – L’OUTSIDER

PARFOIS, LE MAL PREND LE VISAGE DU BIEN.

Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.

Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent.

Et si c’était vrai ?

COLLECTIF – HARLEY QUINN REBIRTH T.3 : LE FUTUR CONTRE ATTAQUELE FUTUR CONTRE ATTAQUE

Maintenant qu’elle n’a plus à faire face à son clown psychotique favori, Harley Quinn peut enfin vivre une vie tranquille.

Mais c’était sans compter son ancienne rivale, Harley Sinn, qui a réussi à quitter les barreaux de sa prison et qui est bien décidée à prendre sa revanche. Et en parallèle, le maire de Coney Island met en place un plan pour se débarrasser des sans-abri, et ça risque de ne pas plaire à tout le monde. De quoi mettre Harley en rogne. Et croyez-moi, vous n’avez pas envie de la voir dans cet état !

FOLLE A LIERCOLLECTIF – HARLEY QUINN T.2 : FOLLE A LIER

Entre combats clandestins insensés, matchs de Roller Derby et spectacles de danse burlesque, l’exubérante Harley Quinn poursuit son quotidien effréné de gérante d’hôtel à Coney Island. Jusqu’au jour où l’héroïne Power Girl vient s’écraser à ses pieds. Frappée d’amnésie, la puissante kryptonienne se retrouve malgré elle entraînée dans les missions abracadabrantesques de sa coéquipière autoproclamée. Un duo de choc pour des adversaires inattendus.

 

JEAN-LOUIS BEAUCARNOT – NOS ANCETRES ETAIENT-ILS PLUS HEUREUX?nos-ancetres-etaient-ils-plus-heureux-

Comment c’était avant facebook, blablacar, les coloc et le Bon Coin ?
On entend souvent dire que : « c’était mieux avant… »
Nostalgie ou réalité ? Pour le savoir, Jean-Louis Beaucarnot, a une nouvelle fois remonté le temps et revisité ses best-sellers, consacrés à l’histoire du quotidien de nos ancêtres, en se demandant qui d’eux ou de nous voyageait le mieux, mangeait le mieux, se distrayait le mieux…
Au fil d’un panorama riche et varié, il vous propose un étonnant jeu des différences, mené à partir de documents originaux d’hier et d’aujourd’hui, mis en miroir de façon souvent saisissante, entre le temps de l’obsolescence programmée et celui des économies de bout de chandelles, celui des maisons inchauffables et celui du réchauffement climatique…
Une enquête originale, qui vous fera remonter le temps, et vous permettra de trancher par vous même cette grande question, que toutes les générations se sont posées.

LE LILASMARTHA HALL KELLY – LE LILAS NE REFLEURIT QU’APRES UN HIVER RIGOUREUX

À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c’est tout son quotidien qui va être bouleversé. De l’autre côté de l’océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, laisse de côté son enfance pour travailler dans la résistance
et faire passer des messages. Mais la moindre erreur peut être fatale. Pour l’ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre d’enfin montrer toutes
ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes…
La vie de ses trois femmes va se retrouver liiée à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l’Allemagne à la
Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que l’Histoire n’oublie jamais les atrocités commises.

CLARISSE SABARD – LE JARDIN DE L’OUBLIle-jardin-de-l-oubli

1910. La jeune Agathe, repasseuse, fait la connaissance de la Belle Otero, célèbre danseuse, dans la villa dans laquelle elle est employée. Une rencontre qui va bouleverser sa vie, deux destins liés à jamais par le poids d’un secret.

Un siècle plus tard, Faustine, journaliste qui se remet tout juste d’une dépression, se rend dans l’arrière-pays niçois afin d’écrire un article sur la Belle Époque. Sa grand-tante va lui révéler l’histoire d’Agathe, leur aïeule hors du commun. En plongeant dans les secrets de sa famille, la jeune femme va remettre en question son avenir.

Vanessa Kelly – A la conquête du Marquis

 

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Titre : A la conquête du Marquis

Auteur : Vanessa Kelly

Editions : Milady (2013)

Pages : 502

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resuméFuyant un oncle qui cherche à s’accaparer sa dot, Meredith trouve refuge chez les grands-parents de sa demi-soeur Annabel. L’arrivée de cette ravissante jeune femme dans la maison bouleverse leurs plans. En effet, l’indomptabe marquis de Silverton, promis à Annabel, tombe sous le charme de Meredith. Il ne reculera devant rien pour la séduire.

Mon-avis

Avec un titre comme celui-ci , j’étais persuadée de tomber sur une romance où l’humour serait le point fort de ce livre et en fait pas du tout. Nous sommes ici , en face d’une romance certes mais aussi sur un drame familial où la conspiration se mêlera étroitement avec la séduction.

Les liens du sang

Meredith est en charge de sa demi-sœur Anabelle qui semble souffrir d’un mal étrange où les périodes de rémissions côtoient les rechutes incessantes. Un jour , leur oncle vient leur rendre visite à leur domaine de Swallow Hill pour soi-disant prendre soin de leur bien-être mais les deux jeunes femmes , en particulier Meredith voit tout de suite qu’il y a anguille sous roche. Suite à la révélation surprenante que leur oncle veuille marier Meredith à son cousin et interner sa jeune sœur dans un asile , elle décide de s’enfuir avec cette dernière auprès du général Stanton qui n’est qu’autre que le grand-père d’Anabelle.

Ce livre met tout particulièrement l’accent sur les liens du sang et sur le point de vue que les membres d’une famille s’en font. Les demi-soeurs prennent refuge chez des membres d’une famille qu’elles ne connaissent pas , cette famille divisée sur l’attitude à adopter , d’un côté , nous avons le grand-père qui refuse catégoriquement d’aider ses « petites filles » sous prétexte que sa propre fille est partie avec l’homme qu’elle aimait sans son accord , il en garde encore des ressentiments malgré la mort de celle-ci. De l’autre , nous avons une grand-mère qui joue son rôle et fait face à ses responsabilités et sans oublier bien sûr les « cousins » qui eux restent spectateurs de la scène sans oser intervenir du moins au début. Une famille en somme.

Le dandy ne dort que d’un oeil 

Et des cousins parlons-en justement… Du moins de l’un d’eux en particulier , il s’agit du marquis de Silverton qui tel un prédateur se font dans le décor pour mieux attraper sa proie , j’ai beaucoup aimé ce personnage , me faisant rire avec son air suffisant mais qui en réalité cache un côté tendre et courageux. Pour ma part , c’est le personnage le mieux réussit de ce livre , j’ai adoré me laisser séduire par ce gentleman mutin.

Quand aux autres protagonistes de ce roman , ils sont aussi très bien représentés , ils ont chacun leur caractère propre , ce qui fait que notre lecture n’est pas trop monotone , et c’est ici qu’est le point fort du livre , ce sont belle et bien ses personnages car l’histoire en elle-même , même si elle est ponctuée de passages assez palpitants souffrira néanmoins de quelques longueurs.

Amour , danger et nouvelle vie!

J’ai beaucoup aimé que l’auteur dépeigne ses personnages féminins comme des femmes fortes malgré leur fragilité. Nous sommes à une époque où la place des femmes ne compte que très peu , elles sont soit au bras de leur mari ou en vitrine dans les bals organisés et nous ne sommes pas en face de femmes superficielles mais en face de femmes qui désirent s’en sortir et démarrer une nouvelle vie dans une ville qu’elles ne connaissent pas en présence de gens qui ne sont pas toujours amicaux.

Entre étiquettes à respecter et le danger perpétuel d’être retrouvées par leur oncle perfide , le sentiment d’insécurité est permanent sauf en présence du Marquis qui apporte tant à ses jeunes femmes qu’au lecteur , une présence rassurante.

Une aventure un peu longue?

C’est peut-être tout ce que je pourrai lui reprocher , ce sont ces quelques petites longueurs qui nous font dire : « C’est bon , abrège! » Certaines scènes pourraient en effet être raccourcis ou qui ne sont pas très utiles car nous comprenons rapidement ce qui se trame entre le Marquis et Meredith. J’ai eu l’impression que j’avais passé trop de temps à tourner autour de l’attirance évidente de ses personnages et trop peu de temps sur la grande scène finale et la conclusion du roman. Cela reste dommage.

Conclusion : Une belle petite romance historique mais peut-être un peu trop longue pour ce qu’elle décrit.

3.5 sur 5

 

 

Teri Wilson – Just Juliette

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Titre : Just Juliette

Auteur : Teri Wilson

Editions : Harlequin (2015)

Pages : 272

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resuméL’amour, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quel Roméo on va tomber ! La vie de Juliette Arabella est construite autour de deux commandements : le chocolat tu vénéreras, la famille des Mezzanote tu mépriseras ! Pour le premier, aucun souci : le chocolat, pour elle, c’est une passion. Et elle n’est jamais plus heureuse que lorsqu’elle travaille ses merveilleuses truffes dans l’atelier familial.
Car, dans sa famille, on est maître chocolatier de père en fille. Pour le deuxième commandement, ça se complique. Car si son père radote sans cesse à propos du statut de parvenus des Mezzanote, elle-même n’a rien à leur reprocher. D’ailleurs, toutes ces histoires commencent sérieusement à lui courir sur le cacao. Et si, pour une fois, elle cessait d’être Juliette Arabella l’héritière-d’un-empire pour être juste Juliette ? Alors, ce bal masqué organisé par de riches notables de la ville tombe à pic : enfin une occasion de faire la fête en tout anonymat, comme une fille normale ! Oui, mais voilà, quand on va à un bal masqué, on ne sait jamais sur qui on va tomber.
Et avant de se laisser séduire par Leonardo-tout-court, Juste-Juliette ferait peut-être bien de soulever le masque.

Mon-avisD’habitude , chocolats et romance vont de paire afin de régaler nos papilles et notre petit cœur mais malheureusement si on retient volontiers les chocolats , nous délaisserons cette romance ô combien trop plate…

Shakespeare revisité???

Cette romance nous plonge dans l’univers des chocolatiers où nous retrouvons Juliette , héritière de la maison Arabella , une jeune femme plutôt réservée et victime de la pression familiale tout comme Léo , héritier et victime lui aussi de sa famille où il est en charge de sauver l’honneur de la maison Mezzanote , les pires ennemis des Arabella.

Nous devinons tout de suite que l’auteur a cherché à représenter une version plus moderne de la célèbre pièce Roméo et Juliette de Shakespeare mais malheureusement cela ne fonctionne pas , les personnages sont sans vie , la romance est trop plate et convenue , bref aucune émotions ne se dégagent de cette histoire. Là où Shakespeare avait le génie de rendre son histoire immortelle à travers ses personnages et son contexte , « Just Juliette » ne fait qu’en effleurer la complexité. Nous avons juste une histoire de deux familles qui se déchirent pour une histoire de chocolats , profond n’est-ce pas?

Etre ou ne pas être…..une victime

Ce qui m’a un peu ennuyé au fil de ma lecture , c’est que les personnages manquent cruellement de caractère , ils passent leur temps à se laisser marcher dessus quitte à en redemander comme des gamins en se demandant toujours pourquoi cela leur tombent dessus. Là où toutes personnes normales se rebelleraient un minimum , non ils préfèrent obéir sans sourciller et là encore , nous avons envie de les secouer , c’est des adultes plus des gamins.

A part se plaindre et pleurnicher , il n’y a rien de concret et quand enfin ils se décident de faire face , cela manque de force et de détermination , c’est presque si ils ne se protègent pas avec leur bras afin d’éviter les coups.

Beaucoup de bruit pour rien

Quand à la romance , peut-on vraiment en parler? Une ligne suffirait à la décrire comme je l’ai fait plus haut , en effet beaucoup de bruit pour rien. Nous sommes face à une romance dans tout ce qu’elle a de plus basique , sans profondeur , sans traces d’humour , sans émotions , et cela nous empêche de nous investir avec Léo et Juliette. Nous avons même droit à de belles longueurs qui ne mènent à rien et on finit par accélérer notre lecture pour que le supplice cesse. Créer des longueurs avec un livre qui ne fait même pas 300 pages , faut le faire.

Conclusion : Une romance qui était censée attiser notre gourmandise mais la seule saveur qu’ici nous retiendront , ce sont celle des chocolats.

2,5 sur 5

 

Bonne année 2019

hapC’est avec un peu de retard que je viens vous souhaiter une bonne année 2019 mais après , ne dit-on pas que nous avons tout le mois de Janvier pour se souhaiter une joyeuse année. Pour ma part , j’espère qu’elle sera riche en bonheur , en santé de fer et en merveilleuses lectures.

Je suis heureuse de débuter cette nouvelle année en votre compagnie et suis impatiente de partager avec vous mes futures lectures ainsi que de découvrir les vôtres.

Encore bonne année à vous et à bientôt.

Bernard Werber – Demain les Chats

 

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Titre : Demain les Chats

Auteur : Bernard Werber

Editions : Le livre de Poche (2018)

Pages : 352

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resuméA Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.

Mon-avisCela faisait des années que j’avais envie de découvrir Bernard Werber dont l’univers m’intriguais beaucoup. J’avais déjà fait un essai lorsque j’avais environ 17 ans avec le premier tome de la saga « Les Fourmis » mais je n’avais pas accroché à l’époque , je pense que j’étais encore trop jeune mais l’envie a persisté et voilà qu’aujourd’hui , je vous présente « Demain les chats » qui cette fois ne m’a pas laissé insensible.

Paroles de Chat

Tout d’abord , je tiens à souligner l’originalité du récit de se trouver dans la peau et les pensées d’un chat. J’ai adoré la façon dont l’auteur nous livre une façon de pensée féline différente de celle des humains et qui pourtant reste cohérente sur de nombreux points. Ici , nous suivons Bastet , chatte assez hautaine qui rentre parfaitement dans le stéréotype qui veut nous faire croire que les chats se sentent supérieurs aux humains , son désir le plus cher est de développer une sorte de communication avec les autres espèces , ce qui donne des moments assez cocasses mais pas moins authentiques du caractère de notre petite héroïne à quatre pattes. Elle vit dans son petit monde confortée par ses certitudes jusqu’au jour où elle fait la connaissance de Pythagore , un chat doté d’un troisième œil et investi d’un grand savoir et d’une clairvoyance dont est privé Bastet.

A ses côtés , elle découvrira le vrai visage de l’espèce humaine ainsi que l’histoire de son espèce et verra les fondations de son petit bonheur s’effriter peu à peu jusqu’à s’écrouler totalement à cause d’un évènement qui l’a confrontera à une réalité jusque là ignorée.

Violence et Chaos

Hormis les chats , le grand sujet de ce livre tourne et se nourrit d’un climat que malheureusement nous ne connaissons que trop bien , c’est le terrorisme et de la cruauté des hommes dans toute sa splendeur. Il y a un passage qui , je ne vais pas dire m’a choquée mais qui m’a fait mal au cœur , bien sûr je ne peux pas en dire plus par peur de vous spoiler mais ce passage montre avec horreur ce dont est capable un homme quand il est poussé dans ses derniers retranchements. L’auteur nous décrit avec une perspicacité criante de vérité ce qui pourrait arriver si une guerre civile arrivait , comme le retour de certaines maladies , les incinérations sauvages en pleine rue de cadavres , le manque de nourritures et la réapparition d’un certain instinct primaire qui nous habite tous.

Dans ce chaos sans nom , nous suivrons les aventures de Bastet et de Pythagore qui tenteront de survivre au climat environnant mais aussi face aux hommes et à un ennemi encore plus implacable et tenace que l’homme.

L’histoire est écrite par les vainqueurs

Face à un puissant ennemi aussi vicieux qu’organisé , Bastet et Pythagore rejoint par d’autres chats tentent de combattre pour leur survie , pour cela , ils auront besoin des humains qui uniront leurs forces à celle des chats. Ce dernier grand passage de ce livre est marqué par l’union de deux espèces complètement différentes et métaphoriquement , il nous démontre que malgré notre différence , nous pouvons nous entendre et nous entraider. C’est à une lutte sans pitié que nous assistons dont l’issue n’est pas certaine. Et même si , cela reste un peu tiré par les cheveux , le combat final reste haletant mais malheureusement un peu trop rapide.

Ce que j’ai fortement apprécié c’est le parallèle entre le passé et le présent qui d’un point de vue historique montre à quel point l’espèce humaine est redevable aux chats. Que ce soit dans le passé quand ils protégeait la nourriture des civilisations contre les rats et qu’ils les combattaient pour mettre un terme aux épidémies de maladies tel que la peste et aujourd’hui , l’auteur nous fait bien comprendre qu’au-delà de leur capacités à nous divertir ou encore à nous apaiser de par leur présence , les chats gardent un grand rôle protecteur et ils agissent comme des gardiens veillant sur nous malgré la domestication que nous leur faisons subir. Qui sont les véritables maîtres???

L’éveil à la Spiritualité

Entre guerre et survie , l’auteur nous éveillent à une façon mystique de voir les choses et j’ai adoré ces petits moments ponctués par des réflexions philosophiques remplies de sagesse. Je m’intéresse beaucoup à la spiritualité et je dois dire que certaines paroles qui même si elles ne m’étaient pas inconnues , ont véritablement résonné en moi. Cela donne des passages inoubliables à lire et de temps en temps , je prenais plaisir à les relire rien que pour la beauté de ces messages inspirants.

Mais ces passages n’ont pas été écrits que pour nous les lecteurs , ils font parti intégralement de l’histoire car à travers les découvertes que fait Bastet sur son histoire et sur ce qui l’entoure , une prise de conscience universelle s’opérera en elle et aura un véritable impact dans l’histoire.

Conclusion : Je m’aperçois que j’ai été très bavarde dans cette chronique mais je trouve ce livre très beau d’une certaine manière , entre prise de conscience et leçons de survies , l’auteur nous livre une ode à l’union des genres et des espèces , une réussite!

4.5 sur 5